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Obsolescence des équipements industriels : un coût caché que l’économie circulaire permet de réduire
Un produit reconditionné a un coût et cela est d’autant plus vrai lorsque ce produit est obsolète. À première vue, certains peuvent juger ce tarif élevé, au regard de ce que l’on attend habituellement d’un produit ayant déjà connu une première vie. Pourtant dans le cas du matériel électronique industriel reconditionné, le prix ne reflète pas uniquement un produit, mais l’ensemble des coûts nécessaires pour sécuriser la continuité de production.
Cela est encore plus vrai lorsqu’une pièce n’est plus disponible dans les circuits classiques, on parlera alors de produit obsolète. Elle devra être identifiée, rachetée, testée, fiabilisée et stockée en anticipation de pannes futures, avec un objectif simple : celui d’assurer une continuité de production fiable et sécurisé pour les industriels. Chaque étape mobilise des compétences, du temps et des ressources techniques spécifiques. Le coût d’une pièce reconditionnée obsolète s’explique aussi par la valeur du risque qu’elle permet d’éviter : arrêt de production, remplacement d’équipement, rétrofit non prévu.
Comprendre ces coûts, c’est comprendre pourquoi l’économie circulaire industrielle n’est pas une solution « low cost », mais un levier de maîtrise économique face à l’obsolescence.
Obsolescence des équipements industriels : un coût caché que l’économie circulaire permet de réduire
L’obsolescence industrielle concerne tous les secteurs utilisant des équipements électroniques comme les automates, variateurs ou interfaces homme-machine. Avec des installations conçues pour durer plusieurs décennies, la fin de gamme des équipements industriels est aujourd’hui une situation courante.
Dans ce cadre, l’économie circulaire industrielle apporte une réponse pragmatique. Elle ne consiste pas seulement à prolonger la durée de vie des équipements, mais à réduire les coûts globaux de l’obsolescence, visibles comme invisibles, en sécurisant l’accès à des pièces critiques fiables.
Dans l’esprit de nombreux industriels, une pièce reconditionnée devrait systématiquement coûter beaucoup moins cher qu’une pièce neuve. Cette logique s’applique aux références encore en production. En moyenne, une pièce reconditionnée toujours disponible à l’état neuf est proposée à un prix inférieur de 20 à 40 %.
En revanche, lorsqu’il s’agit de matériel électronique obsolète, la valeur de la pièce repose sur des facteurs très différents.
Les coûts cachés derrière une pièce obsolète reconditionnée par Cofiem
Reconditionner une pièce obsolète a un coût réel. Chez Cofiem Electronics, cela commence par une étape souvent sous-estimée : trouver la pièce. Les références anciennes ne circulent plus sur les canaux classiques et nécessitent un travail constant de rachat, de sélection et de qualification.
Une fois la pièce identifiée, elle est prise en charge par des équipes techniques expertes. Le processus repose sur une méthodologie stricte :
- tests fonctionnels complets,
- diagnostic approfondi,
- remplacement des composants d’usure et défaillants,
- contrôle qualité final avant remise sur le marché.
L’expertise nécessaire sur des équipements obsolètes est spécifique. Elle repose sur des compétences, acquises au fil des années, et sur une connaissance des architectures anciennes. Les composants de remplacement sont eux-mêmes parfois difficiles à sourcer, ce qui ajoute une contrainte supplémentaire.
À cela s’ajoute le coût du stockage stratégique. Pour répondre rapidement aux urgences industrielles, ces pièces doivent être disponibles immédiatement. Cofiem anticipe ces besoins en rachetant, testant et stockant les références critiques. Aujourd’hui, plus de 250 000 produits sont disponibles sur notre site de Trévoux dans l’Ain, dont 25 000 prêts à être expédiés, garantis jusqu’à 24 mois et conformes aux exigences RecQ et ISO 9001.
Le prix d’une pièce obsolète reconditionnée reflète donc bien plus qu’un produit : il intègre l’anticipation du risque industriel.
Fin de gamme : quand les références disparaissent
L’un des principaux moteurs de l’obsolescence reste l’arrêt de fabrication constructeur. Les fabricants recentrent leurs gammes sur de nouvelles technologies, laissant de côté des équipements pourtant encore pleinement opérationnels.
Cela entraîne :
- des incompatibilités avec les installations existantes,
- une raréfaction rapide des pièces détachées,
- une dépendance accrue à des solutions limitées et coûteuses.
Plus une référence devient rare, plus son accès devient complexe et stratégique.
Le coût caché d’un parc industriel obsolète
Le coût de l’obsolescence industrielle ne se limite jamais au prix d’une pièce.
Il englobe régulièrement :
- le remplacement complet d’un équipement encore fonctionnel,
- des projets de rétrofit coûteux,
- des arrêts machines prolongés.
Ces dépenses imprévues impactent directement les budgets maintenance et investissements, avec des choix parfois subis plutôt que stratégiques.
Coûts indirects souvent invisibles
À ces coûts directs s’ajoutent des impacts plus diffus mais tout aussi pénalisants :
- pertes liées aux arrêts de production,
- mobilisation excessive des équipes techniques,
- disparition progressive du savoir-faire sur les équipements anciens.
Ces coûts sont rarement chiffrés, mais ils pèsent durablement sur la performance industrielle.
L’économie circulaire comme levier de maîtrise des coûts
Prolonger la durée de vie des équipements existants
L’économie circulaire industrielle permet d’agir concrètement sur ces enjeux :
- maintien en condition opérationnelle des installations,
- alternatives crédibles au remplacement systématique,
- sécurisation des références critiques.
Cette approche vise à réduire le coût global de possession des équipements, plutôt qu’à répondre uniquement à l’urgence.
Le prix d’une pièce obsolète reconditionnée ne doit pas être analysé seul. Il doit être comparé au coût global qu’elle permet d’éviter. Sans alternative disponible, une panne sur un équipement obsolète peut entraîner des conséquences financières bien supérieures : arrêt de ligne, mobilisation prolongée des équipes, investissements non planifiés.
Derrière chaque pièce reconditionnée se trouvent des coûts invisibles mais indispensables : expertise technique sur des technologies anciennes, processus de test rigoureux, stockage stratégique et capacité de réponse immédiate. Ces éléments expliquent pourquoi une pièce obsolète a une valeur élevée, même sans être neuve.
L’économie circulaire industrielle permet ainsi de transformer une contrainte en solution durable. En sécurisant l’accès à des pièces critiques, elle offre aux industriels un moyen de maîtriser les coûts de l’obsolescence, de préserver leur outil de production et de prendre des décisions rationnelles, même dans l’urgence.